Enregistrement sonore : Tristan MEUNIER

Certains préfèrent passer par la fenêtre à l’insu de tous tandis que d’autres se cachent derrière les voiles de bambous. Certaines portent le voile tout du long de la parade instrumentale alors que d’autres attendent patiemment une lettre officielle déposée dans les mains des parents. Mais tous et toutes ont leur propre histoire qu’il vous est offert, le temps d’un instant, d’entendre en toute intimité. Ces histoires romancées, terre à terre, imaginaires sont en même temps si proches de nous car elles sont finalement atemporelles.

Néna i profér glis par la fenét san di pérsone, néna dot i kashiét dériér lo voil banbou.
Désértin néna toultan lo voil dann défilé, dot i atann an longér d’tan in lét ofisiél i dépoz dann la min moman papa. Mésoman shakinn son shakinn néna son prop listoir zot i gingn antann, lo tan in linstan, dann zot kér.
So bann zistoir la romans, zistoir sinp, zistoir maziné lé paréy anou minm pars zit i désot lo tan.

Some prefer to go through the window unseen while others hide behind the bamboo veils. Some wear the veil throughout the instrumental parade while others wait patiently for an official letter to be placed in the hands of the parents. But all of them have their own story that we offer you, for a moment, to hear in all intimacy. These romantic, down-to-earth, imaginary stories are at the same time so close to us because they are ultimately timeless.


Photographies : Robert FONLUPT
Enregistrement sonore : Tristan MEUNIER
Témoignages : Monsieur Pépé, Ti Baya, Richard, Elodie, Nathalie, Hermina, Tonton Lafable, Marie-Ange, Madame Vergoz, Michel

“Le regard est le reflet de l’âme” est justement traitée par Robert Fonlupt tout au long de sa carrière de médecin généraliste à Hell-Bourg. Il a pris le temps de photographier ses contemporain.e.s, ses voisin.e.s, dans des instants de vie, devant leur maison.

Ces photographies et enregistrements de souvenir d’habitants de Salazie est une plongée dans un passé proche auprès de ceux et celles qui ont aujourd’hui disparu. Souvenons-nous, ressentons et transmettons ces souvenirs à celles et ceux  qui nous suivront.

« Lo manièr gardé i di lo kèr », Robert Fonlupt la okup sa minm lo tan son karièr doktèr koté Hell-Bourg. Li pran lo tan tir portré domoun koméla, lantouraz, dann in moman la vi, dovan zot kaz. 

Fotografi la, lanrozistroman souvnir domoun Salazie lé in plonjé dann tan na poin si lontan, koté sat la fine disparèt zordi. Anon rapèl anou, rosantir épila fé pasé souvnans la pou sat va ariv apré nou. 

« The gaze is the reflection of the soul » is rightly treated by Robert Fonlupt throughout his career as a general practitioner in Hell-Bourg. He took the time to photograph his contemporaries and his neighbours, in particular moments of life, in front of their houses.

These photographs and sound recordings of memories of the inhabitants of Salazie is a dive into the near past with those who have disappeared today. Let us remember, feel and transmit these memories to those who will follow us.

Cette fresque vous montre des étapes clés, choisies au cours des 300 ans d’histoire de l’architecture de La Réunion. Inspirez-vous de ces 9 cases créoles, de leurs ressemblances et de leurs différences pour dessiner votre propre case, celle de vos rêves ou peut-être la case créole du futur. Cassez les codes architecturaux, si vous le souhaitez, en ajoutant ou en enlevant des éléments, comme les bardeaux, les lambrequins, des varangues…Imaginez-la à côté d’une cascade, dans un jardin, sur une mare… et donnez-lui un nom.
À vos craies !

La frèsk la i amont bann zétap kapital, kalkilé, 300 zan listoir larshitéktur La Réunion. Pran modèl dési 9 kaz kréol la, dapré sat i akord ant banna, dapré sak i shanj, pou fé in désin out kaz aou-minm, sat out rèv ou somanké la kaz kréol lo futur. Débouj bann kor larshitéktur, si ou i vé, razout in bout, tir in bout, kisoi bardo, dantèl la kaz, varang… Mazine sa koté in kaskad, dann in jardin, dési la mar… épila done kaz la in ti non. 

Trap la kré. 

This fresco shows you selected key stages (or key step) in the 300-year history of architecture in Reunion. Be inspired by these 9 Creole houses, their similarities and differences, to draw your own home, the house of your dreams or perhaps the Creole house of the future. Break the architectural codes if you feel like it, by adding or removing elements such as shingles, mantling and terraces…Imagine it next to a waterfall, in a garden, on a pond… and give it a name.  

Chalk it up!

Enregistrement sonore : Tristan MEUNIER
Témoignages : Monsieur Pépé, Ti Baya, Richard, Elodie, Nathalie, Hermina, Tonton Lafable, Marie-Ange, Madame Vergoz, Michel

Les murs de soutènement en moellons basaltiques de chaque côté de la rue sont les fondations du paysage façonné par l’homme. Ils soutiennent en silence ses créations. Mais ils sont aussi là impassibles, gardiens d’une histoire, des histoires qui s’accumulent dans la terre. Alors, lorsqu’avec le temps, les joints s’effritent et les pierres se déchaussent, des morceaux d’histoire(s) se glissent entre les fentes, s’échappent et parviennent aux oreilles de ceux et celles qui sont prêt.e.s à les écouter. Tendez l’oreille à ces murs qui murmurent.

Bann mur soutèneman an mwalon la rosh volkan dé koté la ru i mark lo promié débu lo péizaj lo moun la invanté. I tienbo an silans son bann kréasion. Mésoman bann lé la san débouzé, gardien in listoir, bann zistoir inn si lot dan la tèr. Alors, lèrk avèk lo tan, lo join i dégrène é galé i sava, néna morso zistoir i glis dan la fant, i shap é i ariv dann zoréy sak lé paré pou akouté. Rouv zoréy pou bann rosh i koz koz ti dousman.

The basalt rubble retaining walls on each side of the street are the foundations of the man-made landscape. They silently hold up his creations. But they also stand impassive, guardians of a history, the stories that accumulate in the earth. So when, with time, the joints crumble and the stones fall apart, pieces of history slip through the cracks, escape and reach the ears of those who are ready to listen. Listen to these murmuring walls.


Enregistrement sonore : Tristan MEUNIER
Ecriture : Linda et Elvina PITOU, Lolita MONGA, Tanguy SEVAT-DENUET
Voix : Francky LAURET, Stéphane THOMAS

Du glissement de la plume sur la feuille de papier au clapotis des touches du clavier, il y a trois temps. Trois lettres écrites derrière ces portes, trois époques, trois vies que vous pourrez entendre en prêtant l’oreille.
La première est un souvenir d’un temps où les thermes faisaient la joie du village.
La deuxième est un hommage contemporain au premier roi de ce cirque.
La troisième est un échange amoureux projeté dans un futur forgé par nos peurs actuelles.
C’est en sonnant et en approchant votre oreille subrepticement de la porte que vous pourrez découvrir ces échanges épistolaires.

Rant lo glisman léstilo dési la féy papié ziska lo takatakatak bann toush dési klavié, néna troi tan. Troi lèt ékri par dérièr la port, troi lépok, troi vi ou va gingn antann si ou i kol out zoréy. 

Lo promié, souvnans lo tan kansa lé tèrme té i fé la joi lo vilaj.

Lo dézièm, in lomaj koméla pou lo promié roi lo sirk.

Lo troizièm lé in kozman lamour maziné dann in futur lé fé dapré nout pèr zordi. 

Lèr ou i sone épila ou i amène out zoréy an misouk kont la port ou va gingn dékouv vativien bann lèt. 

From the smooth gliding of the nib across the sheet of paper to the noises of the keys on the keyboard, there are three times. Three letters are written behind these doors, three eras, three lives that you can carefully listen to by straining your ears. 

The first is a memory of a time when the thermal baths were the joy of the village.

The second is a contemporary tribute to the first king of the circus.

The third is an exchange of love thrust forward into a future forged by our present fears.

By ringing the bell and surreptitiously bringing your ear to the door, you can discover these epistolary exchanges.